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Communiqué du 27 février 2026

Efficacité du « vaccin » anti-Covid à ARNm : l'étude d'EPIPHARE entre « cherry-picking » et défauts structurels…

EPLP s'inquiète de la publication d'un article présentant l'étude EPIPHARE sur l'efficacité des vaccins à ARNm contre la Covid-19 comme « une vérité indiscutable, contredisant les antivax par les faits ». Or, la science ne progresse ni par anathèmes, ni par l'invocation d'une autorité présentée comme incontestable.

Contrairement à ce qui est suggéré, l'étude EPIPHARE ne constitue pas un verdict scientifique définitif. C'est une analyse observationnelle, reposant sur des choix méthodologiques discutables, des hypothèses non neutres et des bases de données non accessibles à la vérification indépendante. Elle fait l'objet de critiques méthodologiques argumentées, émanant de statisticiens, d'épidémiologistes et de démographes.

Dans l'analyse EPIPHARE, les 14 jours suivant la première injection sont classés en période dite « non protégée ». Conséquence : les événements indésirables survenant pendant cette phase sont imputés au groupe des « non vaccinés ». Ce choix déplace mécaniquement les événements indésirables précoces hors du groupe des vaccinés et renforce artificiellement l'effet bénéfique observé après cette période.

Les personnes vaccinées en priorité ne sont pas strictement comparables aux non vaccinées (âge, comorbidités, suivi médical, comportement vis-à-vis du système de santé). Même avec des ajustements statistiques, le risque de biais résiduel est majeur, en particulier sur la mortalité toutes causes confondues. Enfin, l'affirmation selon laquelle la vaccination réduirait la mortalité par des causes non liées au Covid pose une question sérieuse : un vaccin ciblant un virus respiratoire peut-il mécaniquement réduire la mortalité par noyade, chute ou accident de la route ?

Les critiques portées à EPIPHARE ne relèvent ni du complotisme ni d'une posture « antivax ». Elles constituent la pratique normale et nécessaire du débat scientifique. La science progresse par contradiction argumentée, pas par disqualification morale de la critique. EPLP rappelle qu'elle demande depuis 5 ans la mise à disposition des données calédoniennes démographiques et de santé, et l'ouverture d'un débat public contradictoire sur la gestion de « crise covid ».

Pour EPLP, Martine Cornaille

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