Communiqué du 9 février 2025
Réchauffement maximal de + 2 °C
Pour James Hansen, ancien climatologue de la NASA, il est trop tard ! L'objectif de l'Accord de Paris est désormais inatteignable. C'est la conclusion alarmante d'une nouvelle étude publiée le 4 février. Avec quelles conséquences ? Des bascules irréversibles.
Les chercheurs estiment que la circulation méridienne de retournement de l'Atlantique (AMOC), système de courants marins au rôle majeur dans la régulation du climat, devrait cesser au cours des 20 à 30 prochaines années, notamment en raison de la fonte des glaces. Cela entraînera une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres. À cela s'ajoutent le dégel du permafrost, la disparition des barrières de corail, des extinctions d'espèces en chaîne, sans parler de l'excès de mortalité humaine lié à la chaleur, aux événements extrêmes et aux maladies émergentes.
À + 2 °C, trois fois plus de régions connaîtront des températures insoutenables. Entre 1994 et 2023, les tolérances thermiques au-delà desquelles le corps humain ne peut pas résister ont été dépassées sur environ 2 % de la surface terrestre ; sur une planète à + 2 °C, cette « surface surchauffée » triplera pour atteindre 6 % de la planète. Combien de morts et de migrants attendus ?!
L'année 2024 restera sans doute dans les annales comme « l'année du dépassement », le moment où le réchauffement a atteint plus de 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle. Autre record inquiétant : le taux de CO₂ dans l'atmosphère est désormais de 422 ppm. Vers 2050, il faudrait atteindre zéro émission nette.
Seul espoir dans ce tableau noir : que les points de bascule climatique se traduisent très vite en points de bascule politique… À notre modeste niveau, nous y travaillons.
Pour EPLP, Martine Cornaille
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