Communiqué du 10 décembre 2024
La revue Prescrire publie sa liste des médicaments à bannir
La revue Prescrire a publié sa liste noire des médicaments à écarter en 2025. En France, 88 médicaments présentent une balance bénéfice-risque défavorable et/ou manquent d'efficacité prouvée.
Parmi les médicaments critiqués figure le phloroglucinol (Spasfon), vendu librement malgré des risques allergiques graves pouvant inclure des syndromes de Lyell potentiellement mortels, alors que son efficacité reste incertaine. La Belgique a arrêté sa commercialisation en 2010, mais la France a remboursé 26,5 millions de boîtes en 2023.
Certaines argiles médicamenteuses comme la diosmectite (Smecta) et l'hydrotalcite (Rennieliquo) présentent des risques, cette dernière étant polluée par du plomb. Les médicaments contre la toux bénigne (oxomémazine, ambroxol) exposent à des risques disproportionnés sans efficacité supérieure au placebo. Pour les maux de gorge, l'alpha-amylase (Maxilase) ne démontre pas d'efficacité tout en exposant à des troubles allergiques.
Concernant les douleurs articulaires, l'acéclofénac (Cartrex) et le diclofénac (Voltarène) augmentent les risques de décès par infarctus ou insuffisance cardiaque. Pour la dépression, l'agomélatine (Valdoxan) présente « une efficacité d'un placebo mais expose les patients à des hépatites, pancréatites, suicides, accès d'agressivité ».
La iatrogénie médicamenteuse en France représente environ 34 200 décès annuels, incluant événements iatrogènes et infections nosocomiales.
Pour EPLP, Martine Cornaille
Vous aimez cette communication ? Partagez-la avec votre entourage !
