Communiqué du 4 mars 2025
Le goût du lucre de certains médecins…
Dans notre système de santé en tension extrême, où les inégalités d'accès aux soins ne cessent de se creuser, une demande a émergé : celle de médecins réclamant des privilèges fiscaux pour pratiquer leur art. Quelle indécence !
Sous prétexte de « favoriser le maintien et l'installation des soignants en Nouvelle-Calédonie », ces praticiens exigent des exonérations fiscales. Non contents de jouir d'un statut très privilégié, ces médecins veulent ajouter à leur rémunération déjà conséquente l'opportunité de se soustraire aux obligations fiscales qui incombent à tout citoyen. Comment justifier un tel écart entre les attentes d'une population en souffrance et des professionnels qui prétendent se soustraire à l'impôt ? La médecine n'est pas un commerce, elle ne devrait pas s'abaisser à de piteuses transactions financières.
Durant la « pandémie Covid », pendant que nous subissions une censure féroce, le porte-parole de ce groupe de praticiens squattait les micros et faisait la une. C'est l'un de ceux qui ont asséné contre-vérité sur contre-vérité mais qui, craignant un démenti, ont refusé tout débat public. Souvenons-nous : ce sont les mêmes médecins qui ont engrangé des sommes indécentes en pratiquant les injections anti-Covid dont ils faisaient une promotion éhontée.
S'il s'agit d'aider notre territoire à attirer des professionnels de santé, pourquoi ne pas imaginer des solutions plus adaptées, comme l'amélioration de leurs conditions de travail, la sécurité des cabinets et des domiciles, des incitations à la formation, des collaborations, la mise à disposition de nouvelles technologies, plutôt que de privilégier l'argent ? Le médecin doit en rester à l'essentiel : être là pour les patients, dans un cadre équitable et juste pour tous.
Pour EPLP, Martine Cornaille
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