Communiqué du 8 mars 2026
En bref…

1. Lucy — Usine du Sud. Prony Resources annonce le démarrage de l'usine d'assèchement de résidus « Lucy », après 7 ans de gestation. La direction et la tutelle provinciale se félicitent du « gain environnemental » tout en insistant sur le surcoût de l'investissement de 60 milliards XCP. Le message est clair : l'environnement coûte cher ! Pourtant, cet investissement était indispensable pour assurer la pérennité de l'usine, sécuriser le site et rendre possible la venue d'un repreneur. À défaut de Lucy, un nouveau barrage aurait dû être construit, pour un coût du même ordre et sans éliminer les risques. Lucy n'est pas un luxe écologique : c'est un choix rationnel fait pour assurer la survie industrielle et réduire les risques.
2. Abattages de requins (A). Retour sur le traitement médiatique de l'ordonnance du juge des référés du 3 mars 2026, très rarement conforme aux faits. Si le juge n'a pu que conclure au non-lieu à statuer, son ordonnance disait aussi que les conclusions du maire étaient rejetées et que la province Sud était condamnée à verser 150 000 F à EPLP. C'est bel et bien notre association qui sort vainqueur de ce bras de fer.
3. Abattages de requins (B). EPLP a lancé un recours indemnitaire visant à obtenir réparation de ses préjudices liés aux abattages aveugles de requins et autres espèces non cibles.
4. Centrale de Prony. Nous avons appris que le gaz envisagé était du GPL et pas du GNL. Cela ne change rien à nos conclusions : bilan carbone en cycle de vie comparable, source fossile qui prolonge la dépendance de 30 ans, nécessité technique non démontrée et coût supporté par les abonnés.
5. Compteurs électriques communicants. Le tribunal administratif a rejeté le référé d'EPLP visant l'annulation de l'arrêté fixant une date limite de déploiement. EPLP fera appel (absence de consentement éclairé, d'évaluation sanitaire indépendante, exposition accrue aux ondes).
6. Élevage avicole hors des clous. Alors que la nappe phréatique alimentant les riverains est contaminée par les déjections des oiseaux, EPLP dépose un référé pour exiger que les institutions « en charge » s'impliquent enfin.
7. Gouvernance du PNMC. EPLP est horrifiée par la gouvernance du Parc naturel de la mer de Corail : copinage et conflits d'intérêts confortablement installés, mêmes acteurs présents dans l'expertise, les ONG partenaires et la communication. EPLP a saisi le tribunal administratif afin d'obtenir le rétablissement d'une gouvernance transparente et pluraliste.
8. Comité consultatif calédonien du climat. Créé sans bruit par le gouvernement, il reproduit les mêmes défauts de gouvernance (opacité, absence de pluralisme, risque de conflits d'intérêts). EPLP demande au TA d'annuler son arrêté de création.
9. Surmortalité NC et Pfizer. EPLP demande que les autorités expliquent la surmortalité persistante et qu'une expertise scientifique indépendante soit menée. Le recours pour carence fautive du gouvernement est lancé.
10. Absence d'inspection des élevages calédoniens (tous animaux). Même démarche contentieuse.
11. Fipronil. Le recours visant au retrait de l'homologation de cet insecticide tueur d'abeilles, interdit en France depuis 2004, est lancé en référé.
12. Cyperméthrine. Le juge a jugé notre recours tardif : c'est à refaire.
13. Ségur de la santé. EPLP a été conviée à participer, c'est en soi une petite victoire. Nous tenterons de faire avancer nos dossiers de santé environnementale et de convaincre que les usagers doivent participer aux instances de gouvernance à parité avec les professionnels de santé.
14. Municipales. Alors que les compétences des maires sont déterminantes (urbanisme, eau, assainissement, déchets), l'écologie est presque totalement absente des programmes des candidats. Sidérant !
15. 8 mars, droits des femmes. Les violences faites aux femmes ne se limitent pas à la sphère privée : elles peuvent aussi être le fait de personnes occupant de hautes fonctions. Ces comportements doivent être nommés pour ce qu'ils sont : d'insupportables violences.
Pour EPLP, Martine Cornaille
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