Communiqué du 7 février 2019
Le défricheur de terres inconnues…
Réaction d'EPLP à l'article paru dans Paris Match, « Nicolas Dubreuil (de la compagnie du Ponant) : le défricheur de terres inconnues », le 24 janvier 2019. Cet article qui concerne notre patrimoine naturel fait froid dans le dos.
Honte à la compagnie du Ponant qui base son activité économique sur l'exploitation sans vergogne des « derniers endroits vierges de la planète » ! Honte au gouvernement néocalédonien qui met l'environnement au service du développement au lieu de faire l'inverse !
Monsieur Dubreuil recherche « des endroits non impactés par l'homme, comme les Chesterfield ». Plus loin, il annonce que l'une des priorités de la compagnie de luxe est de « laisser une empreinte zéro ». Est-ce une très mauvaise blague ou l'un des plus gros mensonges écologiques qui soit ? Imaginez 200 touristes qui s'immergent pour aller se poser sur les derniers récifs « pristine » de la planète, ou qui débarquent sur de minuscules « motus » couverts d'oiseaux. Et tout ça avec un impact zéro ? Quelle hypocrisie !
Il met en avant sa propre « étude d'impact ». Peut-on la voir ? Quelles sont les compétences de Monsieur Dubreuil en écologie marine, en avifaune ? EPLP attend une étude d'impact indépendante de tous les pouvoirs, politique et économique, seule garantie à même d'emporter la confiance des Calédoniens.
Il déclare sans ambages que la venue du Lapérouse aux Chesterfield-Bellona est confirmée, alors que le gouvernement néocalédonien a annoncé par voie de presse qu'il n'avait pas encore pris sa décision. Le gouvernement lui aurait-il donné des assurances en catimini ? Allons-nous accepter de sacrifier au Ponant les dernières miettes encore vierges de notre irremplaçable patrimoine naturel ? Puissent ces sites vierges demeurer en paix définitivement !
Pour EPLP, Martine Cornaille
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