Communiqué du 22 septembre 2025
Un coup de force et de l'argent qui pue…
Nous avions entendu parler d'une possible « contribution » de la fondation Bezos (Bezos Earth Fund) de 400 millions XCP sur 4 ans versée au Parc Naturel de la Mer de Corail (PNMC), et fait immédiatement part au gouvernement de notre opposition à la perspective de voir un privé aux mains sales s'immiscer dans la gestion de notre patrimoine. Eh bien, peu importe les considérations éthiques : c'est officiel, c'est signé !
Sous couvert d'actions « vertes », la fondation Bezos investit massivement dans des marchés de crédits carbone. Une façade séduisante, mais qui légitime la pollution et évite les vraies remises en question de notre intenable « modèle » actuel. Ces « compensations » permettent aux géants de la tech, Amazon en tête, de continuer à polluer massivement tout en affichant un joli vernis écologique.
Les faits : Amazon, valorisée à 2 400 milliards de dollars, a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de 53,6 % entre 2018 et 2024. Avec l'explosion des data centers et de l'intelligence artificielle, Amazon est aujourd'hui le pire pollueur parmi les géants de la tech. Et malgré cela, Bezos prétend pouvoir atteindre la neutralité carbone en 2040 grâce à l'achat de crédits carbone.
Aujourd'hui, c'est notre Parc naturel de la Mer de Corail qui est ciblé : pour 400 millions de XPF sur quatre ans, on nous demande de concéder 10 % de sa superficie. Ce « marchandage » est inacceptable ! Loin d'être une aide désintéressée, cette manœuvre s'inscrit dans une stratégie d'accaparement des puits de carbone naturels par les « ultra-riches ».
EPLP demande donc à notre gouvernement :
- une transparence totale sur les négociations en cours concernant le PNMC et la fondation Bezos ;
- un moratoire immédiat sur tout projet de crédit carbone impliquant des acteurs privés, tant que des garanties démocratiques, environnementales et sociales ne sont pas établies ;
- des réductions réelles des émissions, et non des mécanismes de marché qui masquent l'inaction.
Le Parc naturel de la Mer de Corail est notre bien commun, pas un actif financier que les élus peuvent mettre à la disposition d'intérêts privés. Non à l'accaparement du Parc Naturel de la Mer de Corail par Jeff Bezos !
Pour EPLP, Martine Cornaille
Vous aimez cette communication ? Partagez-la avec votre entourage !
