Communiqué du 15 avril 2022
Ce que la CAT de la SLN nous inspire…
Un CLI (Comité Local d'Information) de la SLN s'est réuni à Doniambo sous la direction de la province Sud pour présenter la « centrale accostée temporaire » (CAT). EPLP, membre de ce CLI, restitue les informations suivantes.
Des groupes électrogènes d'une puissance totale de 200 MW fonctionnant au fuel, munis de 12 cheminées, seront installés en grande rade sur une barge à proximité du site actuel de stockage du carburant. Ils alimenteront les trois fours de la SLN en remplacement de la centrale B. Concernant le combustible, il s'agira de fuel « basse teneur en soufre » et « très basse teneur en soufre » dans les mêmes proportions qu'actuellement. À la question d'EPLP sur l'utilisation exclusive de TBTS, le silence s'est imposé : ce choix révèle une priorité économique plutôt qu'environnementale et sanitaire.
En stabilisant les rejets de NOx et en abaissant ceux de SO₂, CO₂ et poussières de 30 %, la SLN n'apporte pas la preuve que les impacts seront moindres, car une réduction des émissions ne signifie pas automatiquement une réduction de l'exposition. Aucune enquête publique n'aura lieu (le code de l'environnement permet à la tutelle de s'en dispenser pour des autorisations provisoires). EPLP se trouve une fois encore mise devant le fait accompli.
Est-il « moral » de ne pas informer les populations de ce à quoi elles seront exposées ? Les études d'impact et de danger existent mais ne sont pas communiquées faute d'obligation réglementaire à ce stade. Après près de 3 heures de réunion, EPLP ne peut pas se prononcer sur l'acceptabilité de la CAT faute de disposer des éléments nécessaires. À quoi sert un CLI dans ces conditions ? EPLP attend une information complète, sincère et vérifiable : c'est un droit élémentaire.
Pour EPLP, Martine Cornaille
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