Communiqué du 27 février 2026
Composition du cabinet de la présidente de la Province Sud : entre-soi, pléthore et déconnexion
Après près d'un an d'attente et deux relances, la Province Sud a transmis la composition du cabinet de sa Présidente. Le document soulève des préoccupations sévères concernant l'utilisation des deniers publics et la cohérence des choix.
Le cabinet compte 23 membres, dont 10 à temps complet et 13 à temps partiel. Cette structure interroge les discours sur la rigueur budgétaire, notamment quant aux missions des conseillers et à leurs résultats concrets. La composition reflète peu la diversité calédonienne : seulement 6 femmes et 3 Océaniens parmi les 23 personnes.
Plusieurs profils entretiennent des liens étroits avec le secteur associatif, soulevant des questions sur la confusion des rôles et l'indépendance réelle des acteurs impliqués. De nombreux membres restent inconnus du public, sans expertise identifiable, perçus comme de simples exécutants mais occupant des positions centrales du pouvoir.
Aucun profil environnementaliste n'apparaît au cabinet. Cette absence représente une lacune majeure face aux enjeux critiques : mines, littoral, biodiversité, climat et agroécologie. L'environnement semble être un sujet de communication plutôt qu'une priorité politique.
Ce cabinet représente beaucoup de dépenses publiques avec peu de transparence, aucune orientation de durabilité et une composition déséquilibrée. Il incarne une gouvernance peu responsable, déconnectée des urgences sociales, environnementales et budgétaires. EPLP demande une transparence immédiate sur les missions, le temps réellement investi, les résultats attendus et l'évaluation de ces postes. La Province Sud doit rendre des comptes aux Calédoniens maintenant, pas dans un an.
Pour EPLP, Martine Cornaille
Vous aimez cette communication ? Partagez-la avec votre entourage !
