Communiqué du 22 février 2026
Brèves du jour…
1. Requin. Un nouvel accident mortel afflige la Calédonie. Nous compatissons avec les proches de la victime. Les circonstances du drame interpellent : fin de journée, pluies importantes, foil, site « habituel ». Ce dernier point mérite des investigations poussées, jusqu'à ce jour jamais entreprises par les autorités municipales pourtant en charge.
2. Eau. Grâce à un important don dédié, EPLP a pu financer des analyses très complètes d'eau de distribution publique de Dumbéa-Nouméa (MES, pH, sels, métaux, pesticides…). Tout va bien !
3. Scarabée rhinocéros. À défaut de se faire entendre par la DAVAR et l'ANCB, EPLP a rencontré les chercheurs de l'IAC. Il apparaît qu'il n'y a pas eu une introduction du ravageur, mais deux. Les chercheurs ont validé la proposition d'EPLP : couvrir les composts, bois en décomposition et gîtes larvaires avec des filets à petites mailles ou des moustiquaires permet d'interrompre le cycle de reproduction. L'attractivité des pièges à phéromones est augmentée en y plaçant des feuilles de cocotier. C'est l'ensemble des Calédoniens qu'il faut placer au centre de la lutte.
4. Compteur électrique communicant. Un membre d'EPLP, mécontent du non-respect de son refus, a obtenu d'EEC la restitution d'un compteur « ordinaire » non communicant. Bravo ! Parce que les non-respects de la volonté des abonnés se multiplient, EPLP veut engager une procédure en référé.
5. Dette de la Nouvelle-Calédonie envers ENERCAL. Le gouvernement repousse le remboursement de sa dette à 2027. Les lourds investissements de sécurisation, au premier rang desquels le barrage de Yaté, sont encore repoussés, ce qui nous inquiète.
6. Scories SLN. EPLP a alerté le haut-commissariat quant à la non-inertie chimique des scories susceptibles d'être exportées dans le Pacifique : en conditions marines tropicales, elles relarguent des métaux toxiques. Ce sont des déchets dangereux dont l'export est cadré par la Convention de Bâle.
7. Pesticides. Le 20 février 2026, le gouvernement a autorisé l'emploi de produits contenant du Fipronil, insecticide interdit en France depuis 2004 et en UE depuis 2017, classé « PAN Bad Actor ». Nous ne voulons pas que la Nouvelle-Calédonie soit le lieu d'un nouveau scandale type « chlordécone ». EPLP demandera en urgence au juge administratif l'annulation de cette autorisation irresponsable.
Pour EPLP, Martine Cornaille
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