Communiqué du 4 mars 2025
« Bibinophile » ou « Zythologue », oyez, oyez, cela vous concerne encore !
Nous devons revenir sur notre communiqué du 29 janvier dernier pour faire savoir que ce n'est pas un conteneur de malt qui est arrivé infesté par des insectes, mais seize depuis juin 2024 ! Toutes les marchandises ont été transformées par le brasseur local qui, à l'évidence, ne s'embarrasse guère de considérations sanitaires et éthiques. Il est vrai que le service « en charge » laisse faire…
Lorsque l'Union européenne a autorisé la farine d'insectes pour la consommation humaine, nous avons recherché des informations sanitaires dans la littérature scientifique. Elle nous a appris que les insectes destinés à la consommation humaine sont de très gros réservoirs de pathogènes et peuvent être un facteur épidémiologique important dans la transmission de maladies bactériennes et parasitaires (Listeria, Campylobacter, Salmonella, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae…), auxquels s'ajoutent des parasites et des allergènes. Rappelons aussi que les résidus de produits de traitement insecticide ne sont pas mesurés…
Les études concluent qu'il est nécessaire d'évaluer en profondeur les méthodes de transformation des insectes pour éliminer efficacement les agents pathogènes et prévenir d'éventuelles infections. Alors une nouvelle fois, nous interpellons la DAVAR-SIVAP : ignorez-vous ces éléments ? Qu'en faites-vous dans le cas d'espèce ? Et le principe de précaution, vous connaissez ?
Pour EPLP, Martine Cornaille
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