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Communiqué du 23 octobre 2026

Pêche et protection de la biodiversité marine en Nouvelle-Calédonie : des avancées saluées, mais encore de gros trous dans le filet réglementaire du gouvernement…

Dans un atelier de traitement du poisson, un ouvrier en blouse blanche et charlotte déplace à l'aide d'un transpalette deux grands thons posés sur une palette, sol carrelé bleu.

Suite à la consultation publique lancée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du 21 octobre au 5 novembre 2026 (nous vous invitions à y participer), EPLP communique ce jour son mémoire relatif aux deux projets d'arrêtés révisant l'encadrement des engins de pêche et la protection des espèces marines emblématiques dans les eaux de la Nouvelle-Calédonie.

Si EPLP salue la modernisation des textes, attendue de longue date, et la volonté d'intégrer les engagements de la « Pêche Responsable » dans le droit positif (demande ancienne de l'association), EPLP alerte sur des lacunes majeures qui menacent la faune marine :

  • Engins de pêche et DCP : malgré l'interdiction bienvenue des chaluts, sennes et lignes à requins, le projet omet d'interdire les Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP), pièges pour les juvéniles et les espèces non ciblées.
  • Comité consultatif du Parc Naturel de la Mer de Corail : les demandes de dérogations scientifiques doivent lui être soumises pour avis conforme, sauf à le déconsidérer.
  • Absurdité scientifique sur les carcasses : le texte interdit de conserver à bord les animaux non cibles morts lors de captures accidentelles, privant la recherche de matériels biologiques précieux. EPLP demande d'autoriser leur conservation par congélation à des fins scientifiques.
  • Mortalité différée des requins et des tortues : prescrire le simple sectionnement de la ligne laisse l'hameçon ancré dans la gueule des animaux non cibles, empêchant leur alimentation et provoquant une mortalité différée massive par starvation. Il faut consacrer une obligation de moyens pour l'évitement préalable des interactions avec la faune protégée.
  • Absence de la séquence Éviter – Réduire – Compenser (ERC) : aucune mesure d'évitement et de réduction des captures (dispositifs d'effarouchement des oiseaux, réglages de profondeur…) ni de compensation n'est imposée aux navires. Il s'agit pourtant de notre patrimoine commun.

EPLP demande au gouvernement d'intégrer ces amendements à ses projets pour garantir une protection plus efficace de notre biodiversité marine.

Pour EPLP, Martine Cornaille

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